Chronique de "The Phantom Agony"
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Rares sont les groupes qui parviennent à convaincre dès le premier album, qui est souvent synonyme de lacunes. Pourtant pour Epica, l'aventure commence avec The Phantom Agony. |
C'est avec une intro lente et lugubre que s'ouvre cet album. " Adyta " nous plonge dans une ambiance sombre, qui débouchera sur " Sensorium " qui nous prouve bien que nous ne nous sommes pas trompé de style. Accompagnée par une mélodie au clavier entrainante, la voix lyrique de Simone, jeune soprano, s'intègre parfaitement au décor " gothique " posé en toile de fond tout au long de l'album. " Cry For the Moon " est plus technique avec de multiples accélérations et un refrain taillé pour la scène. Mark Jansen écrasera ses grunts brutaux et rendant ainsi cette chanson incontournable. Epica va ensuite s'illustrer dans un domaine qui ne leur pose aucun problème, à savoir les ballades émotionnellement irrésistibles avec " Feint " qui nous prouve par la même occasion l'étendue du talent de la jeune vocaliste. Plus dans le style de " Sensorium ", " Illusive Consensus " est un morceau rapide qui donne envie de bouger, et qui est totalement chanté par Simone.
Complètement à l'opposée , ce " Seif Al Din " où la demoiselle se contentera de donner le rythme pendant que Mark signe sa composition la plus agressive... et on peut dire qu'il s'y connaît. Entre temps, on aura pu s'y préparer avec " Facade of Reality " qui est très appuyé aussi et qui combine les deux types de chants, entrecoupés par des speechs de Tony Blair. Et bien que la première partie de " Run For A Fall " ralentit un peu le tempo, on ne peut pas en dire autant de la seconde moitié qui va à 200 à l'heure. Pour bien nous prouver qu'ils ont l'intention de marquer les esprits, le morceau " The Phantom Agony " du long de ses dix minutes est une pure merveille, mélangeant les meilleurs passages de tout l'album en une seule. Celle ci prouvera bien à ceux qui ne l'ont pas encore compris, qu'il va falloir compter sur Epica.
En effet, même s'il contient des erreurs de jeunesse, cet album est déjà bien plus évolué que beaucoup de premiers albums, et se distingue vraiment dans son style (plus loin que le simple découpage " couplet/refrain/couplet/solo/refrain... "). Et pour les moins au courant d'entre vous qui se demandent encore où sont les parties 1, 2 et 3 de " The Embrace that Smothers ", elles se trouvent sur le premier album d'After Forever, ancien groupe de Mark. Juste histoire de dire que la boucle est bouclée et que l'aventure Epica peut bel et bien commencer...


















