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Chronique de "Consign To Oblivion"

Le cap du second album est souvent difficile pour un jeune groupe, qui se doit de confirmer pour réussir. C'est pour cette raison que le nouvel opus d'Epica est attendu par beaucoup comme le Messie...

L'album s'ouvre sur une longue intro "Hunab K'u" dans la lignée d' "Adyta" qui laissera place à "Dance of Fate" qui permettra très vite de reconnaître à qui on a affaire. Dès les premières notes, la belle Simone s'amuse à nous faire rêver à nouveau, et bien que son chant soit plus pop, elle n'en garde pas moins son timbre particulier. "The Last Crusade" lui permet bien vite de retrouver ses envolées lyriques qui illustrent bien les progrès qu'a fait la jeune vocaliste rousse. Le refrain est accrocheur, et il n'est de doute, que ce morceau deviendra bien vite un hymne incontournable. "Solitary Ground" est une ballade qui ne laisse pas nos émotions de marbre, tant elles sont soumises à rude épreuve devant la pureté de la voix de Simone par dessus ces nappes de synthé. Mais la puissance revient bien vite avec "Blank Infinity", véritable chef d'oeuvre de metal symphonique, et ne laissera aucune chance à vos oreilles qui tomberont sous le charme, juste avant que Mark fasse son come-back sur "Force of the Shore".
Et quel come-back ! Cette chanson est une leçon de violence, alternant grunts et chant clair sans répit. Ambiance médiévale lorsque "Quietus" commence dans une version envoûtante, entièrement chantée par Simone. Mais c'est véritablement sur "Mother of Light" qu'on atteint cette poussée d'adrénaline. Alternant passages calmes et speed, le point d'orgue de la chanson est sûrement ce refrain, qui n'est pas près de vous lâcher, tant le chant de la belle combiné à celui de Mark est d'une efficacité à vous couper le souffle. "Trois Vierges" est une nouvelle ballade, qui, si elle n'est de loin pas moins belle, déteint un peu par rapport à l'atmosphère de l'album, et ce malgré le superbe duo avec Roy Khan (Kamelot).
"Another Me" elle, même si elle rappelle parfois "The Last Crusade" n'en est pas moins entraînante et efficace. Et comme cerise sur le gâteau, le morceau éponyme à la structure quasi-progressive, du long de ses 10 minutes. En plus d'être d'une violence rare pour du Epica, on assiste vraisemblablement là au résumé parfait de la jeune carrière d'Epica, qui clôt ainsi de la plus belle des manières un second album qui devrait propulser la jeune formation aux sommets.

Dans sa globalité, Consign to Oblivion est un album beaucoup plus varié que The Phantom Agony, tant dans ses sonorités que dans ses parties vocales. Et même s'il est vrai qu'il semble moins métal que son prédécesseur, il est non seulement le témoignage des progrès qu'a réalisé le groupe Hollandais, mais aussi bel et bien la preuve qu'on peut faire deux albums totalement différents, sans pour autant revoir la qualité à la baisse. Mais que les amateurs de son lourd se rassurent : CtO possède quelques morceaux capable de faire peur aux plus jeunes !!!


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